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Ce blog me permet de transmettre le message de l'Islam, pour éveiller les âmes à plus de compréhension du monde qui nous entoure et ranimer les mémoires trop endormies sur divers sujets. Les musulmans aspirent à voir une Oumma beaucoup plus unie et soudée bien au-delà de nos divergences.

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Adopter ce qui est licite & s'abstenir des choses suspectes

Publié le 25/06/2017 à 15:50 par khadijamine Tags : déco vie homme background coeur monde femme nature texte sur islam
Adopter ce qui est licite & s'abstenir des choses suspectes

 

Al-Nu'mân Ibn Bâsir (qu'Allah l'agrée) rapporte : J'ai entendu le Messager d'Allah (Salla allahu 'alayhi wa sallam) dire [Al-Nu'mân tendit deux doigts vers ses oreilles en le disant] :

 

" Certes, le licite est clair de même que le licite. Mais il y a entre les deux, des choses suspectes que beaucoup de gens ne connaissent pas. Quiconque se garde des choses suspectes, préserve la pureté de sa religion et de son honneur.

Quiconque par contre, s'adonne [sans scrupule] aux choses suspectes, s'adonne ainsi à l'illicite.

Tel le berger qui mène paître son troupeau aux confins d'un domaine réservé sur lequel il risque d'empiéter.

En fait, tout souverain a son domaine réservé. Or le domaine réservé d'Allah consiste bel et bien en Ses interdictions.

En fait, il existe dans le corps un organe qui, s'il est sain tout le corps est sain et s'il est corrompu tout le corps est corrompu.

Il s'agit, bien entendu du coeur ".

(Rapporté par Bukhâri et Muslim)

 

 

 

 

 

L’imam An-Nawawî dit à propos de ce hadith :

 

 

Le Prophète (Salla allahu 'alayhi wa sallam) dit : " Certes, le licite est clair de même que le licite. Mais il y a entre les deux, des choses suspectes que beaucoup de gens ne connaissent pas...etc ".

 

Les ulémas s'accordent unanimement sur l'importance des implications de ce hadith et sur la multitude de ses enseignements, voire sur le fait que c'est l'un des hadiths pivots de l'Islam.

 

Un groupe d'ulémas soutiennent qu'il représente le tiers de l'Islam et que l'Islam se fonde sur lui, sur le hadith établissant que les actions ne valent que selon les intentions qui les motivent et sur le hadith disant que l'un des signes du bon musulman est de ne pas se mêler de ce qu'il ne le regarde pas.

 

Abû Dâwûd Al-Sikhityânî affirme pour sa part que l'Islam tourne autour de quatre hadiths, à savoir ces trois en plus du hadith disant : " Aucun de vous ne saurait être un vrai croyant que s'il souhaite pour son frère ce qu'il souhaite pour sa propre personne ".  D'autres soutiennent que le quatrième des principaux hadiths est celui disant : " Ne convoite pas les biens du bas monde et ainsi Allah t'aimera. Ne convoite pas les biens des hommes, et ainsi les hommes t'aimeront ". Les ulémas expliquent que l'importance de ce hadith vient du fait que le Prophète (Salla allahu 'alayhi wa sallam) indique implicitement de veiller à la licéité du boire et du manger, de l'habillement, et autres et qu'il faut s'abstenir de toutes les choses suspectes, car cela est propre à préserver la piété et l'honneur.

 

 

 

Le Prophète (Salla allahu 'alayhi wa sallam) y met en garde contre la commission de choses suspectes. Il a illustré ce danger par l'exemple du domaine réservé.

 

 

 

Il a ensuite indiqué l'importance majeur de veiller à la préservation de la pureté du coeur, en disant :" En fait, il existe dans le corps un organe qui, s'il est sain tout le corps est sain et s'il est corrompu tout le corps est corrompu. Il s'agit, bien entendu du coeur ". Il établit ainsi que de l'intégrité ou de la corruption du coeur dépend l'intégrité ou la corruption du reste du corps.

 

 

 

Le Prophète (Salla allahu 'alayhi wa sallam) dit : " Certes, le licite est clair de même que l'illicite ". Cela veut dire que les choses se répartissent en trois catégorie selon leurs qualifications légales respectives :

 

  • 1) Choses dont la licéité est clairement établie et connue de tous. Telles que le pain, les fruits, l'huile, le miel, le beurre, le lait, la viande des bêtes licites à la consommation, ainsi que leurs oeufs, et le reste des aliments de même nature. Il est également licite de parler, de voir, de marcher comme tous les comportements dont la licéité est établie de façon évidente et certaine.

 

  • 2) L'illicite évident : Comprend entre autres, la consommation de vin, de porc, de bête crevée, d'urine, de sang répandu, la fornication, le mensonge, la médisance [ghayba], le colportage de propos malveillants pour semer la discorde [namîma], le regard vers une femme étrangère, etc.

 

  • 3) Les choses suspectes : Signifient celles dont la licéité ou l'illicéité ne sont pas établies de façon claire et évidente. C'est pourquoi beaucoup de gens ne les connaissent pas et ne savent pas les identifier, ni ne savent leur qualification légale. Quant aux ulémas, ils connaissent leur qualification légale soit sur la base d'un texte scripturaire, soit sur la base du raisonnement analogique, soit sur la base d'une déduction, etc. Ainsi, lorsque la licéité ou l'illicéité d'une chose ne sont pas établies, et en l'absence de texte scripturaire et de consensus fixant leur qualification juridique, le mujtahid [uléma qui élabore une opinion juridique sur la base d'un effort intellectuel personnel] leur attribuera l'une ou l'autre qualification moyennant le renvoi à une preuve légale [scripturaire]. Dans ce cas, s'il attribue à une chose donnée la qualification licite en référence à une preuve légale, cette chose sera revêtue de licéité. Toutefois, l'argument utilisé peut n'être pas évident, auquel cas, le scrupule impose de s'abstenir d'une telle chose puisqu'elle sera concernée par les propos du Prophète (Salla allahu 'alayhi wa sallam) en disant : " Quiconque se garde des choses suspectes, préserve la pureté de sa religion et de son honneur ". 

 

Lorsque le mujtahid n'arrive pas à trancher une chose suspecte, doit-on considérer celle-ci licite, illicite ou de qualification indéterminée ? Trois avis sont émis sur cette question suivant ces trois qualifications et sont rapportés, entre autre par Iyâd. Ces avis découlent apparemment de la divergence susmentionnée portant sur la qualification des choses avant l'établissement de la Loi [textes].

 

Or, cette divergence comporte quatre avis dont le plus authentique stipule que telles choses ne doivent être qualifiées ni de légales, ni de prohibées, ni de licites ni d'aune autre qualification. Car l'assujettissement à une règle, selon les gens de la Vérité [ahl al-haqq], ne s'établit qu'en vertu de la Loi divine ou d'un texte scripturaire. Le second avis stipule l'interdiction, le troisième la licéité [ibâha] et le quatrième stipule qu'on doit s'en tenir exclusivement à la détermination scripturaire [tawaqquf].