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Ce blog me permet de transmettre le message de l'Islam, pour éveiller les âmes à plus de compréhension du monde qui nous entoure et ranimer les mémoires trop endormies sur divers sujets. Les musulmans aspirent à voir une Oumma beaucoup plus unie et soudée bien au-delà de nos divergences.

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Date de création : 10.06.2013
Dernière mise à jour : 12.02.2026
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Khadija l'épouse du prophète Muhammad 10/10

Publié le 12/01/2014 à 10:57 par khadijamine Tags : soi islam image centerblog vie monde gif bonne chez amour enfants femme mort dieu fille femmes coeurs solidarité

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Le Blocus

 

 

Les Banou Hachim et les Banou Abd El Mouttalib furent donc contraints de quitter la ville, acceptant l'exil et le blocus, alors qu'ils étaient les véritables seigneurs de Qoreïch et ses plus grands commerçants, plutôt que d'abandonner Muhammad (saws) et de le livrer à ses ennemis, rejetant toutes les offres alléchantes faites par Qoreïch.

Parmi les membres des deux clans, seul Abou Lahab, vaincu et contraint par sa femme Oum Jamil, était resté à La Mecque parmi les ennemis jurés du Prophètes (saws) rejeté et déconsidéré par les siens.

 

Khadija, fille de Khouaylid, fidèle, avait accompagné son mari Muhammad (saws) dans cet exil. Son courage, sa foi et sa résignation l'avaient aidée à sacrifier sa vaste demeure, sa vie aisée, ses ustensiles de grande valeur, son commerce florissant pour mener, aux côtés de son époux et en compagnie de tous ceux qui avaient été victimes des injustices de Qoreïch, une vie plus difficile, faite de privations, en vue de répandre la bonne parole, de rétablir la justice, le droit et l'unicité de Dieu.

Elle était venue s'installer dans ces lieux déserts où il n'y avait que sable et pierre, chaleur et froid, faim et soif; elle supportait cette vie pénible malgré son âge qui dépassait la soixantaine, tant elle avait la conviction et la foi en une victoire prochaine.

C'était une rude épreuve qu'elle devait supporter aves ses deux filles Oum Kalthoum et Fatima-Zahra, comme les épreuves que doivent supporter tous les croyants de tous temps et en tous lieux pour forger leur foi. Quant à Zaynab, elle était chez Abou Al'as et Roqayya s'était exilée en Abyssinie en compagnie de son mari Othmane Ibn Affane.

 

La première année d'exil s'écoula. Tout le groupe d'exilés avait pu résister grâce à la solidarité de tous, chacun dépensant du peu qu'il avait pu sauver lors de son départ forcé. Khadija également avait contribué avec tout ce qu'elle possédait. Mais le blocus avait duré plus longtemps que ce qu'ils possédaient tous, du plus pauvre au plus riche, et ils se retrouvèrent complètement démunis. Les quelques parents restés à La Mecque commencèrent à envoyer en cachette de la nourriture, par solidarité, par gratitude et en reconnaissance de tout ce qu'avait fait pour eux Khadija. C'est ainsi que les proches des Banou Hachim et des Banou Abd El Mouttalib restaient fidèles bien qu'ils ne se fussent pas convertis à l'Islam.

Pendant ce temps, le désaccord commençait à prendre de l'ampleur parmi les ennemis des musulmans, car une grande partie des exilés étaient les commerçants de la ville, ce qui n'était pas sans effet sur les activités commerciales de la ville. Certains trouvaient que le blocus avait trop duré, car ils voyaient les leurs souffrir de toutes les privations, comme ce fut le cas du clan de Khadija, les Banou Assad. On découvrit un jour, qu'un cousin de Khadija lui avait fait parvenir de la nourriture en cachette, et le conflit éclata entre les persécuteurs. Une assemblée se réunit et certains décidèrent de ne plus tenir compte du blocus et de passer outre l'accord établi. Muhammad (saws) fut informé de la réunion et il envoya l'un de ses hommes annoncer aux Mecquois que le document avait été dévoré par les mites et qu'il n'en restait plus que les noms de Dieu et de Muhammad. Les tortionnaires s'empressèrent d'aller vérifier, les plus favorables à la fin du blocus étant contents de pouvoir déchirer enfin le document, mais ils ne trouvèrent que ce que l'ambassadeur du Prophète (saws) leur avait dit. Ils durent se rendre à l'évidence et croire en ce que Muhammad leur avait transmis. Ce fut alors la fin du blocus qui avait durée trois ans.

 

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 Le retour et le décès

 

La nouvelle de la fin du blocus, fut accueillie avec bonheur par les exilés, car c'était enfin pour eux le signal du retour dans leurs familles, l'occasion de retrouver leurs maisons, leurs foyers, leurs biens. De cette épreuve, les musulmans sortirent plus déterminés à poursuivre leur combat, leur foi en Dieu renforcée et prêts à supporter toutes les difficultés futures pour être toujours au service de l'Islam.

Khadija avait alors atteint les soixante cinq ans et les privations qu'elle avait dû endurer pendant son exil l'avaient rendu malade, mais elle se sentait plus forte par sa foi et son acceptation du destin que Dieu lui avait réservé. Elle retrouva donc avec joie sa maison et ouvrit ses portes à tous, comme cela avait toujours été le cas. La révélation continua à illuminer sa maison, ajoutant éclat sur éclat, ce qui ne faisait que raffermir sa générosité, sa foi et son endurance.

Khadija ne regrettait ni sa santé, ni sa fortune, toutes dépensées au service de Dieu. Mais les séquelles du blocus l'avaient minée et malgré tous ses efforts pour tantôt supporter la maladie, tantôt se soigner, elle finit par se trouver dans l'obligation de garder le lit. Le Prophète resta à ses côtés pour la veiller et lui tenir compagnie pendant que ses filles et d'autres croyantes s'occupaient du foyer et se mettaient à son service.

La fin approcha cependant et son âme retourna, satisfaite, auprès de son Créateur, heureuse de voir se réaliser la promesse du paradis faite par Dieu.

 

La nouvelle de sa mort se répandit aussitôt dans La Mecque et elle fit le même effet qu'une tornade. Khadija avait été en effet pour tous les musulmans, hommes et femmes, d'un grand soutient et d'un grand réconfort, soulageant les uns avec sa fortune, les autres avec sa sagesse et sa gestion raisonnée des affaires des croyants. Le jour de sa mort fut une journée noire pour tous les croyants dont les coeurs furent attristés et dont les yeux versèrent de chaudes larmes.

Quant à la tristesse du Messager de Dieu (saws) elle fut immense et la perte de son épouse le marqua à tel point qu'il parla d'année du malheur. En effet, c'est au cours de la même période qu'il vit mourir son oncle qui l'avait toujours soutenu, puis ce fut le tour de Khadija qui avait été son premier lieutenant, celle qui l'avait aidé à supporter le poids du combat incessant qu'il avait dû mener jusqu'alors.

 

La dépouille de Khadija fut transportée par les croyants jusqu'au cimetière d'Al Hajoune. Le Messager de Dieu (saws) mit lui-même la pure dépouille de son épouse dans le tombeau. C'était par une triste journée mémorable du mois de Ramadan de la dixième année depuis le début de la mission du Prophète (saws), Khadija avait soixante cinq ans, dont vingt cinq avaient été vécus aux côtés de l'être le plus béni au monde. Jamais, au cours de ces années de vie commune, le Prophète (saws) n'avait remarqué de défaillance, de manquements à ses devoirs ni de défaut chez cette femme parfaite, exemplaire.

C'est ce qui explique pourquoi, à la différence des habitudes de Qoreïch, il n'avait jamais pensé à se marier une seconde fois, alors que ses concitoyens avaient deux ou trois épouses à la fois. Comment pouvait il en effet penser à trouver plus parfait que cette femme dévouée qui l'avait soutenu avec sa fortune, au point qu'il en disposait comme de la sienne propre, distribuant aux pauvres, aux nécessiteux et aux proches ? Ces vingt cinq années de vie commune restèrent à tout jamais gravées dans sa mémoire et jamais plus il n'oublia cette femme admirable dont il parlait très souvent. A ce sujet, Ibn Ishaq affirme :

" Khadija, fille de Khouaylid, et Abou Talib moururent au cours de la même année et les malheurs se succédèrent sur le Messager de Dieu (saws) à la suite de la disparition de Khadija qui avait été un véritable ministre fidèle à l'Islam, et à la suite de la mort de son oncle Abou Talib, son soutien et son défenseur; cela arriva trois ans avant l'exil (l'Hégire) ".

 

 

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Les fastes de Khadija

 

Un jour, Kaoula, fille de Hakim dit au Prophète (saws):

" Ô Messager de Dieu ! C'est comme si la perte de Khadija, fille de Khouaylid, te faisait souffrir ! ".

Le Prophète (saws) lui répondit :

" Certes, c'était la maîtresse du foyer et la mère des enfants ".

Après cette réponse, elle lui proposa de se remarier, mais le Messager de Dieu (saws) répondit : "Et qui pourrait venir après elle ?", comme pour dire qu'aucune femme comme elle ne pouvait exister au monde.

 

Selon Abdallah Ibn Abbas, le Messager de Dieu (saws) traça un jour quatre traits sur le sol, puis il demanda :

"Savez vous ce que cela signifie ?". Nous répondîmes :

" Dieu seul et son Messager sont ceux qui savent ". Il dit :

"Les meilleures femmes de tous les mondes sont au nombre de quatre : Marie, fille de Imrane, Assya, fille de Mouzahim, épouse de Pharaon, Khadija, fille de Khouaylid et Fatima, fille de Muhammad ".

 

Selon Ali Ibn Abou Talib, le Messager de Dieu (saws)

a dit :

" La meilleure des femmes a été Marie et la meilleure des femmes est Khadija ".

( Rapporté par Boukhâri)

 

 

 

Ainsi, Khadija a été la bien-aimée du Prophète (saws) la femme qu'il a tellement aimée qu'il a déclaré que Dieu lui avait fait don de son amour.

Que Dieu soit satisfait d'elle durant sa vie et après sa mort et qu'Il lui fasse profiter de son palais au Paradis auprès de son époux Muhammad (saws).

 

 

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