Ce blog me permet de transmettre le message de l'Islam, pour éveiller les âmes à plus de compréhension du monde qui nous entoure et ranimer les mémoires trop endormies sur divers sujets. Les musulmans aspirent à voir une Oumma beaucoup plus unie et soudée bien au-delà de nos divergences.
Date de création : 10.06.2013
Dernière mise à jour :
22.02.2026
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Par Anonyme, le 21.02.2026
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Par Anonyme, le 08.02.2026
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Par leblogdescigognes, le 28.01.2026
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Puis un jour, Abû Bakr se rendit auprès d'Umayya Ibn Khalaf qui était en train de persécuter Bilâl. Il cria : "Allez-vous tuer un homme parce qu'il dit : ' Mon Seigneur est Allah ? ' " Il se tourna ensuite vers Umayya en disant : "Acceptes-tu de me vendre Bilâl au prix fort ? " Désespéré de pouvoir ramener Bilâl à la raison, Umayya préférait plutôt le vendre que de le voir mourir. La proposition d'Abû Bakr était pour Umayya une main tendue inespérée, d'autant plus qu'il pouvait fixer un prix élevé en échange de sa libération. Il n'attendait pas mieux pour se débarrasser de ce prisonnier devenu encombrant. Il le vendit alors immédiatement à Abû Bakr l'affranchit sur le champ.
C'est ainsi que Bilâl devint un homme libre. Au moment où Abû Bakr tenait le bras de Bilâl et l'amenait avec lui, Umayya lui dit : " Par Al Lât et Al Uzza si tu m'avais proposé de l'acheter à une ouguiya je te l'aurais vendu ". Abû Bakr sentit alors toute l'amertume et la désillusion derrière ces mots qui ne méritaient aucune réponse de sa part, mais voyant qu'ils étaient blessants à l'égard de son frère de religion, il rétorqua à Umayya : " Par Allah, si tu avais exigé de moi 100 ouguiya, je te les aurais certes données ". Abû Bakr amena ensuite Bilâl auprès du Messager d'Allah (sallallahu 'alayhi wa sallam).
Les années passèrent et les musulmans émigrèrent et s'installèrent à Médine. Le Messager d'Allah (sallallahu 'alayhi wa sallam) allait maintenant instituer l'appel à la prière [adhân]. Il devait choisir un de ses Compagnons pour accomplir cette mission. Qui donc allait avoir l'honneur d'être le premier muezzin de l'Islam ?
Quelle serait la voix qui serait entendue par les habitants de Médine ? Le choix du Messager d'Allah (sallallahu 'alayhi wa sallam) se porta sur Bilâl qui depuis près de 13 ans ne cessait de crier haut et fort lorsqu'il souffrait de la persécution : "Allah est Ahad, Ahad [Allah est Unique, Unique] ". C'est donc lui aurait l'honneur de s'acquitter de cette mission 5 fois par jour. Par sa voix mélodieuse et portante, Bilâl réussira à épanouir les coeurs des croyants.
Selon Khâlid Muhammad Khâlid, le Prophète (sallallahu 'alayhi wa sallam) ne choisit pas Bilâl uniquement parce qu'il avait une belle voix et parce que celle-ci était portante. La raison principale de son choix était plutôt due fait que les termes de l'appel à la prière étaient en parfaite harmonie avec les cris de sincérité qu'il émettait depuis près de 13 années. Ce serait donc la sincérité et le souvenir véhiculés par la voix de Bilâl qui avaient orienté le choix du Messager d'Allah (sallallahu 'alayhi wa sallam) et non la particularité de ses cordes vocales.
Puis le conflit armé débuta entre les musulmans et les Quraychites. La bataille de Badr fut la première grande bataille entre les deux parties. Bilâl était présent lors de cette expédition ainsi que les grands notables de la Mecque. Il y avait également son maître et son bourreau d'antan Umayya Ibn Khalaf. Ce dernier souhaitait rester à la Mecque et s'absenter, mais il avait dû revenir sur sa décision après avoir été humilié par son ami Uqba Ibn Abî Mu'ayt qui avait déposé devant lui un encensoir en disant : " Parfume-toi avec ce bois d'aloès, car tu n'es qu'une bonne femme ". Offensé, Umayya lui avait rétorqué : " Malheur à toi et que disparaisse à jamais ce que tu m'apportes ici ".
C'est ainsi qu'Umayya décida à son tour de prendre part à la bataille. Le destin allait faire que les chemins de Bilâl et d'Umayya se croisent lors de cette bataille. L'occasion se présentait à Bilâl de se venger des persécutions d'Umayya et de son ami Uqba qui l'avait toujours encouragé dans ce sens. Il avait aujourd'hui l'occasion de régler ses comptes sur le champ de bataille.
Quel coïncidence de voir qu'hier c'est Uqba qui incitait Umayya à torturer Bilâl et aujourd'hui, c'est encore lui qui l'incitait à se battre au côté de l'armée quraychite. Mais cette fois-ci, ils allaient tous les deux périr comme si leurs destins étaient scellés. Ils n'avaient aucun moyen d'y échapper. L'heure était venue pour Umayya et son ami de répondre de leurs actes.
Le destin voulut également que le slogan des musulmans lors de cette bataille soit identique aux mots que répétait Bilâl lorsqu'il était persécuté. Le destin montrait un visage plutôt ironique face à ces notables arrogants. Mais le comble de l'ironie était d'observer Uqba encourager jadis son ami à persécuter les croyants et de le voir aujourd'hui l'inciter à aller se faire tuer. Et se faire tuer par qui ? Par ce même Bilâl qui n'avait plus les mains enchaînées et qui avait tant souffert des tortures que lui infligeait son maître.
Allah allait lui servir ce criminel sur un plateau. Alors que la bataille faisait rage, Umayya fut saisi d'une frayeur indescriptible. Son coeur tremblait lorsqu'il entendit les musulmans s'écrier : " Ahad, Ahad [Unique, Unique] ". Il sentait que sa fin était proche. Comment les mots de son ancien esclave avaient-ils pu devenir le slogan de toute une armée, de toute la nouvelle communauté ?! Etait ce dû au hasard ? Comment les choses avaient-elles pu aussi vite évoluer ?
Voyant que les musulmans commençaient sérieusement à écraser les idolâtres, Umayya partit discrètement à la rencontre du compagnon Abd Ar Rahmân Ibn Awf. Sachant que les choses pouvaient dégénérer, il sollicita sa protection. Abd Ar Rahmân accepta de faire de lui son prisonnier, tout en espérant avoir une rançon importante en échange de sa liberté. Il l'emmena donc en un lieu plus sûr, un endroit où l'on pourrait trouver d'éventuels autres prisonniers.
Mais sur le chemin, il tomba sur Bilâl qui s'écria : "Umayya, le porte étendard de la mécréance. Que je périsse s'il arrive à m'échapper ". Voyant que Bilâl avait déjà levé son épée pour frapper Umayya et mettre fin à son arrogance, Abd Ar Rahmân lui rétorqua : " Un instant Bilâl, c'est mon prisonnier ". Ces propos n'étaient pas convaincants pour Bilâl qui se demandait comment on pouvait avoir un prisonnier alors que la bataille faisait toujours rage.
Bilâl ne pouvait comprendre comment on pouvait offrir sa protection à un homme dont le sabre était encore souillé par le sang des musulmans. Bilâl ne pouvait toutefois pas violer seul l'asile accordé à Umayya par Abd Ar Rahmân. C'est pourquoi il cria : " Ô croyants, voici Umayya Ibn Khalaf, le porte étandard de la mécréance. Que je périsse s'il arrive à m'échapper ". En entendant ces mots, un petit groupe de musulmans se dirigea vers Umayya et son fils pour les assaillir et les tuer. Abd Ar Rahmân ne put absolument rien faire. Bilâl regarda longuement le cadavre de Umayya puis s'en alla en s'écriant de toute ses forces : " Ahad, Ahad [Unique, Unique] ".
Je ne pense pas que l'on puisse reprocher à Bilâl son manque d'indulgence à l'égard d'Umayya vu les circonstances dans lesquelles s'est déroulée la rencontre. Ils étaient sur le champ de bataille, et chacun des deux hommes était venu avec la ferme intention de tuer l'autre. Si la rencontre avait eu lieu dans d'autres circonstances, on ne pense pas qu'un homme aussi pieux que Bilâl aurait refusé de se montrer indulgent. Mais ici, il s'agissait d'une bataille et le seul mode d'expression était celui des armes, Bilâl avait croisé durant le combat son tortionnaire d'antan, celui qui avait couvert son corps de marques de torture.
Umayya était venu avec la ferme intention de tuer des musulmans et il ne faisait aucun doute, que si l'occasion venait à se présenter, il tuerait Bilâl. Comment pouvons nous donc demander à Bilâl de se montrer indulgent dans de telles conditions ? Cela ne me semble vraiment pas raisonnable de notre part.
L'attitude de Bilâl face à Abd Ar Rahmân Ibn Awf, alors que le combat fait toujours rage est d'ailleurs en parfaite harmonie avec le verset révélé après la bataille :
" Il ne sied pas à un prophète de faire des captifs tant qu'il n'a pas réduit les infidèles à l'impuissance. Vous aspirez aux biens éphémères de ce monde, quand Allah vous convie à la vie future ! Allah est Puissant et Sage ".
(Coran 8:67)
Quelques années plus tard, la Mecque sera libérée par les musulmans. Le Messager d'Allah (sallallahu 'alayhi wa sallam) y entrera plein de gratitude et en glorifiant son Seigneur. Ce jour là, il sera accompagné de 10 000 combattants. Il se dirigera vers la Ka'ba autour duquel se dressaient encore les idoles de la cité. La vérité s'était maintenant manifestée et le faux avait disparue.
" Voici que la Vérité est venue et que l'erreur a disparu ! Certes, l'erreur est vouée à disparaître ".
(Coran 17:81)
Avec la prise de la Mecque, il n'y aurait plus d'Al Lât ni d'Al Uzza ni de Hubal. L'être humain n'aurait plus à se courber devant des pierre inertes et de fausses divinités. Il pourrait adorer son Créateur, Allah l'Unique, le Très Haut, Celui qui n'a point de semblable. Aussitôt arrivé, le Messager d'Allah (sallallahu 'alayhi wa sallam) entra dans le temple sacré [Ka'ba] accompagné de Bilâl. Il y trouva une sculpture représentant Abrahâm (paix sur lui) entrain de procéder à la consultation du sort au moyen de flèches divinatoires. Ceci provoqua la colère du Prophète (sallallahu 'alayhi wa sallam) qui dit : " Qu'Allah les extermine, notre noble ascendant n'a jamais usé de flèches divinatoires. Abrahâm n'était ni juif ni chrétien. Il était un homme de droiture et entièrement soumis à Allah. Il n'a en réalité jamais été du nombre des associateurs ".
Il ordonna ensuite à Bilâl de monter sur le toit du temple et de faire l'appel à la prière. Cet instant était tellement solennel et grandiose que tout s'était figé à la Mecque. Quel moment magnifique ! Quel lieu magnifique ! Quel moment exceptionnel ! Les musulmans écoutaient avec recueillement la voix de Bilâl et répétaient discrètement après lui les mots qu'ils entendaient.
Quant aux idolâtres, ils étaient enfermés chez eux et avaient du mal à saisir la scène qu'ils observaient. Ils étaient profondément étonnés de voir Muhammad (sallallahu 'alayhi wa sallam) et ses disciples dans cette position de force. Ils se remettaient en cause et de nombreuses questions traversaient leur esprit : S'agit-il bien de ces hommes démunis qui ont été délogés et chassés de la Mecque ?! Est-ce bien Muhammad qui est là, aujourd'hui escorté par une armée de 10 000 combattants ?! Est-ce bien Muhammad, lui que nous avons farouchement combattu et que nous avons fait souffrir en tuant des êtres qui lui étaient très chers ?! Quel homme est donc ce Muhammad (sallallahu 'alayhi wa sallam) maintenant qu'il a le dessus sur nous, voilà qu'il dit : " Allez où vous voulez, vous êtes libres ?! "
Lors de l'appel à la prière lancé par Bilâl, trois notables quraychites étaient assis dans la cour faisant face au temple sacré [Ka'ba]. Ils étaient abattus à la vue de Bilâl, l'esclave d'hier, piétinant leurs idoles et surplombant le temple sacré pour appeler à la prière. Sa voix pouvait être entendue dans les quatre coins de la Mecque. Ces trois hommes abattus étaient : Abû Sufyân Ibn Harb, qui venait tout juste de se convertir à l'Islam ; Attâb Ibn Usayd et Al Hârith Ibn Hishâm qui étaient encore dans la négation. Alors qu'il fixait Bilâl dans les yeux, Attâb dit à ses amis : " Certes, Allah a été bon envers Usayd en lui épargnant de voir cette situation et d'entendre l'appel de cet individu ". Al Hârith prit ensuite la parole et dit : " Par Allah, si j'étais convaincu que Muhammad était un Messager, je l'aurais certes suivi ". Quant à Abû Sufyân qui était un homme rusé, il dit : " Je ne dirai rien, car je sais que si je parle, le sable sur lequel je suis assis transmettra ce que j'ai dit ".
Lorsque le Messager d'Allah (sallallahu 'alayhi wa sallam) sortit du temple sacré, il remarqua que les traits de leur visage exprimaient un profond dégoût. Il leur dit alors : "Je suis au courant de la discussion que vous venez d'avoir ". Il leur rapporta ensuite le détail de ce qu'ils avaient dit. Attâb et Al Hârith s'écrièrent alors : " Nous attestons que tu es le Messager d'Allah, car personne n'a pu entendre ce que nous avons dit et personne n'a pu t'informer de cela ".
Dès lors, leur regard envers Bilâl changea radicalement, d'autant plus que le Messager d'Allah (sallallahu 'alayhi wa sallam) avait dit en entrant à la Mecque : " Ô gens de Quraych, Allah a abrogé cet amour propre exagérée de la période préislamique ainsi que l'orgueil dû à la filiation patrilinéaire. Les êtres humains descendent d'Adam et Adam est créé de terre ".
Bilâl resta en compagnie du Prophète (sallallahu 'alayhi wa sallam) toute sa vie et participa à toutes les batailles. En plus de faire l'appel à la prière, il contribua à la revivification et à la défense des rites de l'Islam, cette religion qui l'avait jadis sorti des ténèbres vers la lumière et de l'esclavagisme vers la liberté.
Les années s'écoulaient, l'Islam et les musulmans avaient de plus en plus d'ascendants. Quant à Bilâl, il occupait une place de plus en plus grande dans le coeur du Prophète (sallallahu 'alayhi wa sallam), lequel le décrira même un jour comme étant " un homme du Paradis ". Comment réagira Bilâl ? Il restera humble et généreux, ne voyant en lui que cet éthiopien qui n'était hier qu'un esclave. Un jour, Bilâl et son frère se rendirent chez un homme pour lui demander la main de ses deux filles. Bilâl dit à leur père : " Je m'appelle Bilâl et voici mon frère, nous étions deux esclaves éthiopiens et Allah nous a affranchis. Nous étions égarés et Allah nous a guidés. Si tu nous accordes la main de tes deux filles, alors Louange à Allah. Si tu refuses alors Allah est le Plus Grand ".
Après le départ du Messager d'Allah (sallallahu 'alayhi wa sallam) pour l'autre monde. Abû Bakr deviendra calife et Bilâl lui rendra alors visite et lui demandera l'autorisation d'aller combattre sur le front. Il lui dira : " Ô calife du Messager d'Allah ! J'ai entendu le Prophète (sallallahu 'alayhi wa sallam) dire : ' La meilleure des actions pour le croyant est la lutte dans la voie d'Allah ' ". Abû Bakr lui répondit : "Mais qu'est-ce que tu souhaites Bilâl ? " Ce dernier s'expliqua en disant : " Je souhaiterais me consacrer entièrement à la lutte dans la voie d'Allah et ce, jusqu'à mon dernier souffle ". Etonné par cette requête, Abû Bakr lui dit : " Mais qui fera l'appel à la prière ? " Bilâl lui répondit en pleurant : " Je ne ferai plus l'appel à la prière maintenant que le Prophète n'est plus parmi nous ". Abû Bakr insista en disant : " Non, tu dois rester avec nous et continuer à faire l'appel à la prière ! " Bilâl lui dit alors : " Si tu m'as affranchi pour que je devienne ton esclave, alors je ne peux que me soumettre à ta volonté, mais si tu m'as affranchi pour qu'Allah soit satisfait de toi, alors laisse moi libre de suivre ma volonté ". Abû Bakr lui répondit : " Je t'ai certes affranchi pour Allah ".
Bilâl décèdera sur le front au Shâm. Il perdra la vie dans le sentier d'Allah comme il le souhaitait. Aujourd'hui sa tombe se trouve à Damas. Cette ville garde le souvenir de l'un des grands hommes de l'Islam qui s'est distingué par son attachement à la foi et ses convictions.