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Ce blog me permet de transmettre le message de l'Islam, pour éveiller les âmes à plus de compréhension du monde qui nous entoure et ranimer les mémoires trop endormies sur divers sujets. Les musulmans aspirent à voir une Oumma beaucoup plus unie et soudée bien au-delà de nos divergences.

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Date de création : 10.06.2013
Dernière mise à jour : 04.03.2026
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Exégèse de la sourate 5 du verset 45

Publié le 23/03/2021 à 17:30 par khadijamine Tags : vie homme sur livre femme islam fille
Exégèse de la sourate 5 du verset 45

 

Ce verset fait partie des remontrances adressées aux Juifs parce qu'ils transgressaient sciemment et en toute impudence la loi stipulant : vie pour vie, prescrite par la Thora. En effet, s'ils exigeaient son application s'agissant des meurtres commis par un homme des Banû An-Nadîr à l'encontre de son semblable de la tribu de Quraydha, ils se contentaient dans le cas contraire d'appliquer la sanction de la composition légale.

 

De même, ils ont dérogé au jugement de la Thora qui stipule la lapidation du fornicateur marié et on décidé de concert de le substituer par la flagellation du fornicateur, le noircissement de son visage et son exhibition sur les lieux publics. C'est pour cela qu'en évoquant comment ils avaient prémédité d'occulter et de renier le jugement d'Allah, Allah dit dans le verset : " Et ceux qui ne jugent pas d'après ce qu'Allah a fait descendre, les voilà les mécréants " (Coran 5:44), tandis qu'Il dit ici : " Ceux-là sont des injustes ", car ils n'ont pas rendu justice aux victimes vis à vis des injustes au sujet d'un droit au-devant duquel Allah a rendu tous les hommes égaux et ils ont ainsi outrepassé leurs droits en empiétant sur ceux de leurs semblables.

 

De nombreux spécialistes des fondements du droit musulman et un grand nombre de jurisconsultes, ont mis en avant ces versets pour affirmer que les lois prescrites à nos prédécesseurs ont force de loi pour nous aussi dès lors qu'ils ont fait l'objet d'un rappel assertif et qu'ils n'ont pas été abrogés, suivant l'avis répandu parmi la majorité des érudits et comme cela nous a été rapporté par le maître Abû Ishâq Al-Isfarâyînî qui cite les propos d'Ash-Shâfi'î et de la plupart de ses disciples. En effet, les jugement de loi émis par tous les grands imams au sujet des délits criminels étaient conformes à l'esprit de loi de ce verset.

 

Al-Hasan Al-Basrî a déclaré : " Il est contraignant pour les [les Gens du Livre] comme pour l'ensemble de l'Humanité ".

 

En outre, le maître Abû Zakariyâ An-Nawawî a exposé trois cas d'espèce sur la question, le troisième étant que seule la Loi d'Abraham est probante. Et ce, en comparaison des autres Lois de nos prédécesseurs dont il a d'ailleurs rectifié les aspects non probants.

 

De son côté, le maître Abû Ishâq Al-Isfarâyînî nous transmet l'opinion d'Ash-Shâfi'î sur la question. Toutefois, il fait prévaloir à l'instar de la majorité de nos compagnons, le caractère probant de la Loi d'Abraham. Mais Allah sait le mieux.

 

Faisant mention de l'aspect probant de ce verset, l'imam Abû Nasr Ibn As-Sabbâgh (qu'Allah soit satisfait de lui) évoque dans son ouvrage " Ash-Shâmil ", le consensus qu'il a recueilli auprès des érudits. Tous les grands imams ont utilisé ce verset comme preuve faisant valoir que l'homme est exécutable pour le meurtre d'une femme et ce, non seulement en vertu de la portée générale de ce noble verset, mais également du hadith :

 

" Les vies des musulmans se valent ".

(Rapporté par Ahmad dans le Musnad 2/180, Abû Dawûd 4531)

 

 

Cependant, lorsque Abû Hanîfa (qu'Allah soit satisfait de lui) se prévaut de la portée générale de ce même verset pour affirmer que le musulman doit être exécuté pour le meurtre du mécréant bénéficiaire d'un accord de protection, et qu'il en va de même pour l'homme libre qui a tué un esclave, la majorité des érudits lui objectent ces propos du Messager d'Allah  rapportés par le Prince des croyants Alî (qu'Allah soit satisfait de lui) :

 

" On ne doit jamais exécuter un musulman pour un mécréant ".

(Rapporté par Bukhâri 6915)

 

 

En fait, concernant le cas du meurtre de l'esclave, il existe plusieurs récits de la tradition des pieux Anciens qui attestent que les méfaits et les meurtres commis par un homme libre à l'encontre d'un esclave ne sont pas sanctionnés par la réciproque, cependant qu'ils citent à l'appui de leur opinion des hadiths jugés non valides. Se démarquant de l'école hanafite, Ash-Shâfi'î s'aligne sur le consensus des érudits concernant cette dernière question à préciser cependant que leur thèse (hanafite) n'est récusable qu'à la condition d'avancer une preuve qui spécifie la signification de ce noble verset. Ce que dit Ibn As-Sabbâh quant à l'utilisation de ce verset comme preuve est consolidé par la teneur du hadith [d'Al-Bukhâri 6915] avéré afférent à cette question.

 

 

D'après Anas Ibn Mâlik (qu'Allah soit satisfait de lui) rapporte que Rubayyi, la fille d'An-Nadr la tante maternelle d'Anas Ibn Mâlik cassa la quatrième incisive d'une jeune femme. La famille de la victime sollicita le dédommagement matériel et les excuses de l'agresseur.

L'autre parti refusa, et l'affaire fut portée devant le Prophète  qui ordonna l'application de la loi du talion (qisâs).

" Arrache t-on la dent de Rubayyi, dit Anas Ibn An-Nadr (son frère ? Je jure par Celui qui t'a accordé la mission de vérité que cela n'aura pas lieu ".

Le Prophète  dit : " Mais la loi prescrite par le Livre d'Allah est le qisâs ".

La famille de la victime finit par se laisser fléchir et pardonna.

Alors le Prophète  dit : " Certains serviteurs du Seigneur conjurent Allah par un serment et Allah, certes, obéit à leur désir ".

(Rapporté par Bukhâri 2703 et Muslim 1675)

 

 

 

Après, quiconque y renonce par charité, cela lui vaudra une expiation. C'est à dire, d'après certains que quiconque fait acte de charité en renonçant à infliger à l'agresseur ou au meurtrier la peine compensatoire, cela sera pour la victime tuée une expiation de ses péchés et pour son ayant droit une récompense auprès d'Allah. Selon d'autres, cela signifie : Ce sera une expiation pour l'ayant droit de la victime blessée, alors que la récompense de cette dernière incombe à Allah le Glorieux et le Magnifique.

 

Et ceux qui ne jugent pas d'après ce qu'Allah a fait descendre, ceux-là sont des injustes. Atâ' et Tâwûs ont dit : " C'est un degré inférieur de mécréance, d'injustice et de perversité ".