Ce blog me permet de transmettre le message de l'Islam, pour éveiller les âmes à plus de compréhension du monde qui nous entoure et ranimer les mémoires trop endormies sur divers sujets. Les musulmans aspirent à voir une Oumma beaucoup plus unie et soudée bien au-delà de nos divergences.
Date de création : 10.06.2013
Dernière mise à jour :
10.01.2026
35637 articles
bonjour
Par Maxence , le 08.12.2025
17:110 : prière à voix haute tout le temps
Par Anonyme, le 15.11.2025
bien compris
Par Anonyme, le 03.11.2025
choukran sœur pour la réponse, j’en suis satisfait de bien comprendre
Par hamidou, le 24.09.2025
choujran soeur
Par hamidou, le 15.09.2025
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Râbi'a était connue pour son honnêteté et sa crainte d'Allah. Elle ne mangeait que de la nourriture d'origine licite. Deux ulémas connus, eux aussi, par leur sévérité religieuse, allèrent lui rendre visite. Ils avaient faim, en route, ils voulurent s'arrêter pour manger, mais l'un d'eux refusa et dit à l'autre : " Nous mangerons chez cette pieuse femme. Car, quel que soit ce qu'elle nous offrira, cela ne pourra être que de la nourriture licite ! "
Arrivés chez elle, ils prirent place et attendirent qu'elle eut fini son wird (*). Râbi'a leur donna l'hospitalité. Elle présenta tout ce qu'elle avait dans son garde manger : deux pains d'orge. A cet instant même, un mendiant frappa à sa porte, demandant humblement l'aumône. Râbi'a se précipita sur les pains, les pris presque des mains de ses deux hôtes et les donna au mendiant en le remerciant d'être venu.
Les deux ulémas suivaient la scène sans prononcer un mot. Leur curiosité n'en faut qu'attisée. Mais perspicaces, ils attendaient la suite. Quelle est cette manœuvre ? Quelle est la raison cachée derrière cette action ? Les deux pauvres ulémas étaient si plongés dans leur perplexité, qu'ils en oublièrent leurs ventres affamés.
Quand la porte résonna une seconde fois, les secouant de leur étonnement. Cette fois ci, ce n'était pas un nouveau mendiant, mais une jeune servante tenant en ses bas un panier pleins de tendres pains de blé tout chauds. " Ma maîtresse vous envoie ces pains ! ", dit la jeune fille. Cette fois ci nos deux amis pensèrent qu'ils allaient enfin passer à table. Mais Râbi'a n'était pas de leur avis. Elle compta les pains et comme elle vit qu'il y en avait dix huit, elle les rendit à la servante en lui disant : " Il doit y avoir une erreur, reprends les et retourne d'où tu viens ! " La jeune servante la regarda d'un air ébahi et rétorqua : " Mais il n'y a pas d'erreur, Râbi'a ". Ressentant l'embarras de la jeune fille, elle sourit et lui dit : " Retournes d'où tu viens, tu verras qu'il y a eu erreur ! "
Sous les yeux grands ouverts des ulémas, la jeune servante rebroussa chemin. Râbi'a retourna quant à elle, à ses occupations. Mais dans un coin de la maison, deux hommes n'en pouvaient plus d'avoir faim et de cette intrigue interminable. Mais comme Râbi'a ne disait rien, ils attendaient, stoïques, le dénouement.
La servante reprit le panier, revint sur ses pas, raconta l'histoire à sa maîtresse, reporta le panier, frappa à la porte de Râbi'a, lui tendit le panier, attendit quelques secondes, rebroussa chemin et pensa, tout le long du trajet qui lui sembla interminable, à tou ce qui venait de se dérouler devant elle.
Râbi'a présenta ces pains chauds et tendres à ses hôtes abasourdis. Ces derniers préférèrent manger d'abord. Mais ne fois rassasiés, ils voulurent satisfaire leur curiosité et comprendre cette mystérieuse scène. La sainte femme comprit leur attente. Elle dit alors : " Lorsque vous êtes arrivés, j'ai compris que vous aviez faim. Je me suis dit que ce que je possédait est bien peu de chose. A ce moment survint le mendiant. En lui donnant les deux pains, j'ai fait cette demande : " Ô Allah, Tu as dit : Je donnerai pour chaque bonne action, dix fois plus et meilleur. C'est pourquoi, je te donne ces deux pains d'orges rêches et presque rassis. Ta promesse est la vérité. Rends les moi, pour mes hôtes dix fois meilleur. Mais lorsque cette jeune servante a apporté le panier, la première fois, il n'y avait que dix huit pains. Je me suis dit ce n'était pas ce que j'attendais et j'ai tout renvoyé. La deuxième fois, sa maîtresse à rajouté les deux pains manquants et c'était bien cela qui nous était destiné depuis le début ! "
(*) Wird, est un terme générique qui désigne toute sorte de dévotion surérogatoire prédéfini que l'on pratique régulièrement. Ce terme désigne également l'ensemble des Dhikr que les maîtres d'éducation spirituelle indiquent à leurs disciples. On dit Wird du Coran, par exemple.
Source : La vie de Râbi'a Al-Adawiyya p.74-77