Ce blog me permet de transmettre le message de l'Islam, pour éveiller les âmes à plus de compréhension du monde qui nous entoure et ranimer les mémoires trop endormies sur divers sujets. Les musulmans aspirent à voir une Oumma beaucoup plus unie et soudée bien au-delà de nos divergences.
Date de création : 10.06.2013
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Lorsque le nom d'Abû Bakr était évoqué en présence de Umar Ibn Al Khattâb, celui-ci disait : " Abû Bakr est notre maître et il a affranchi notre maître ", c'est à dire Bilâl. On peut conclure pour commencer que Bilâl est un grand et heureux personnage puisqu'il a été surnommé par Umar : " Notre maître [sayyidinâ] ".
Mais cet homme décrit par les biographes comme étant chétif, très brun, mince, extrêmement grand, à la chevelure abondante et à la barde peu fournie, se sentait gêné d'entendre des éloges en sa faveur. Dans une telle situation, il préférait baisser la tête, se faire discret et dire : " Je ne suis qu'un éthiopien. Avant, je n'étais qu'un esclave ". Qui est donc cet éthiopien qui avait été réduit à l'esclavage ?
Il s'agit de Bilâl Ibn Rabâh, le premier muezzin de l'Islam. Celui qui déstabilisait de par sa présence les idoles de la Mecque. Il était un des miracles de la foi et de l'honnêteté. Il était tout simplement un miracle de l'Islam.
A l'époque du Prophète (sallallahu 'alayhi wa sallam), presque tout le monde connaissait Bilâl. Il en fut de même dans les générations qui suivirent. Aujourd'hui, sa notoriété reste inchangée. Nous pouvons constater que 7 musulmans sur 10 ont toujours eu connaissance de qui était Bilâl. Il y a eu à travers les siècles précédents des centaines de millions de musulmans qui ont connu Bilâl, mémorisé son nom et eu connaissance du rôle qu'il avait joué à l'époque du Prophète (sallallahu 'alayhi wa sallam).
Bilâl était aussi célèbre que les deux plus grands califes de l'Islam : Abû Bakr et Umar [que la paix soient sur eux].
La notoriété de Bilâl est telle qu'il est connu aujourd'hui sur les 5 continents. Partout où vivent les Croyants, si on demande à un enfant musulman de primaire : qui est Bilâl ? La réponse sera identique que l'on soit en Egypte, au Pakistan, en Amérique du Nord ou du Sud, en Russie, au Maghreb, en Afrique etc. L'enfant nous dira qu'il était le muezzin du Messager d'Allah (sallallahu 'alayhi wa sallam) et que son maître le torturait en posant sur sa poitrine un rocher brûlant pour lui faire renier sa foi, mais que celui-ci ne cessait de répéter : " Unique, Unique [ahad, ahad].
Cette célébrité éternelle de Bilâl offerte par l'Islam ne doit pas nous faire oublier qu'il n'était avant l'Islam qu'un esclave qui menait paître les chameaux de son maître en échange de quelques poignées de dattes. S'il n'avait pas embrassé l'Islam, il aurait été condamné à vivre ainsi toute sa vie et serait mort dans l'indifférence la plus totale. Mais grâce à sa foi sincère et à sa forte religiosité, il acquit un rang élevé et réussit à faire partie des grands personnages et hommes pieux de l'Islam.
L'Islam est la religion d'Allah révélée à toute l'Humanité, ce n'est pas la religion des Arabes ni des plus fortunés. Bien qu'il soit d'origine éthiopienne et d'un rang social très modeste, Bilâl va pouvoir se démarquer des autres croyants grâce à sa piété exceptionnelle.
Allah dit :
" Ô hommes !
Nous vous avons créés d'un mâle et d'une femelle, et Nous vous avons répartis en peuples et en tribus, pour que vous fassiez connaissance entre vous.
En vérité, le plus méritant d'entre vous auprès d'Allah est le plus pieux. Allah est Omniscient et bien Informé ".
(Coran 49:13)
Beaucoup d'hommes célèbres, influents ou riches n'ont pas obtenu ne serait-ce 1/10ème de la célébrité acquise par Bilâl, l'esclave éthiopien. En vérité, la plupart des grands héros de l'Humanité n'ont pas atteint la notoriété de Bilâl.
Lorsqu'il a embrassé l'Islam, le teint noir de sa peau, ses origines modestes et son rang social ne l'ont pas privé de toute l'estime qu'il méritait du fait de son honnêteté, de sa conviction, de sa pureté et de son engagement. Les caractéristiques physiques et sociales de Bilâl ne pouvaient être considérées dans son évaluation. On ne pouvait qu'être étonné de voir la grandeur émerger de là où on ne s'y attendait pas.
Les gens croyaient qu'un esclave d'origine inconnue comme Bilâl, dépourvu d'attache familiale et n'ayant aucun moyen d'agir dans la société, ne pouvait être maître de son avenir. Pour eux, l'esclave ne pouvait être que la propriété de son maître qui l'avait acheté et mis au travail. Ils étaient convaincus que celui-ci n'était bon qu'à surveiller le bétail de son maître. Ils pensaient aussi que l'esclave était complètement incapable d'agir dans quoi que ce soit ou d'avoir la moindre ambition.
Bilâl allait tous les décevoir et les surprendre en montrant qu'il était capable de choisir la foi en Allah. Il les surprendra à nouveau lorsqu'il aura l'honneur de devenir le premier Muezzin du Messager d'Allah (sallallahu 'alayhi wa sallam) et de l'Islam. Ce rôle était convoité par les notables quraychites devenus musulmans. Allah avait voulu que cet honneur revienne à Bilâl Ibn Rabâh.
Bilâl était éthiopien et donc, originaire d'Afrique noire. Son destin l'avait amené à être un esclave du clan mecquois des Banî Jumah, car sa mère l'avait été avant lui. Sa vie était monotone, il n'avait aucun droit et ne pouvait espérer, ni même imaginer des jours meilleurs. C'est alors que la prophétie de Muhammad (sallallahu 'alayhi wa sallam) commença. Bilâl entendait parler de son message dans les rues de la Mecque et dans les assemblées où ses maîtres et leurs amis se retrouvaient pour se concerter.
Umayya Ibn Khalaf, un des notables des Banî Jumah, semblait particulièrement préoccupé par le message de Muhammad (sallallahu 'alayhi wa sallam). Très souvent, il parlait du Messager d'Allah (sallallahu 'alayhi wa sallam) en des termes déplacés, animé par une haine qui l'aveuglait.
Bilâl percevait à travers ce discours violent et proche de la folie, une image de ce qu'était cette nouvelle religion. Il la trouvait cohérente, authentique et étrangère au milieu dans lequel il vivait. Bilâl avait également pu remarquer que les notables mecquois reconnaissaient la noblesse du Prophète (sallallahu 'alayhi wa sallam), son honnêteté et sa droiture même s'ils tenaient à son égard des propos durs et menaçants. Il les entendait s'étonner du discours de Muhammad (sallallahu 'alayhi wa sallam) et en parallèle, préparer leurs répliques pour le faire taire.
Les notables de la cité se disaient entre eux : " Muhammad n'est pas un menteur, ni un magicien et ni un four. Toutefois, avons-nous une autre opinion que ces qualificatifs pour écarter les gens de lui ". C'est ainsi qu'il entendit parler de l'honnêteté du Prophète (sallallahu 'alayhi wa sallam), de sa fidélité, de ses qualités d'homme, de sa moralité, de sa chasteté et de sa sagacité.
Aujourd'hui, les musulmans sont traités par les politiciens et les médias d'intégristes, de fondamentalistes, de terroristes, etc ; afin que les gens ressentent du dégoût et de la peur envers l'Islam. En agissant de la sorte, ils pensent préserver leurs intérêts multiples.
Bilâl avait aussi entendu les notables de la ville expliquer discrètement les raisons qui les poussaient à haïr le Messager d'Allah (sallallahu 'alayhi wa sallam) et à le combattre. Ces raisons étaient les suivantes : Tout d'abord et avant tout, leur attachement à la religion de leurs ancêtres, puis leur crainte de voir l'honneur des Quraychites bafoué, honneur acquis par le fait que la Mecque est considérée comme la capitale religieuse de la péninsule arabique. Parmi les raisons citées, il y avait aussi leur haine pour les Banî Hâchim parce qu'un Prophète Messager a été choisi en leur sein, à l'exclusion des autres clans.
Un jour, Bilâl vit la Lumière d'Allah et entendit résonner l'appel pressant de la foi dans sa poitrine. Il se rendit alors auprès du Messager d'Allah (sallallahu 'alayhi wa sallam) pour déclarer sa conversion à l'Islam. Le nouvelle de sa conversion ne tarda pas à se propager et ses maîtres prétentieux et orgueilleux furent évidemment outragés par la nouvelle.
Umayya Ibn Khalaf fut particulièrement courroucé à l'idée qu'un esclave éthiopien de la cité prenne la liberté d'embrasser l'Islam. Ce fut une gifle pour lui et les notables de la Mecque. Il se sentit déshonoré et dans l'obligation de faire recours à la violence pour faire revenir à la raison cet 'esclave renégat'. Mais Umayya subit un échec cuisant puisque jamais Bilâl ne revint sur sa décision.
L'attitude de Bilâl lors de cette épreuve sera honorable, non pas pour les musulmans seulement, mais pour toute l'Humanité. Il réussira à résister aux supplices les plus durs. Malgré l'intensité de la douleur, il opposera une résistance digne des grands hommes.
Peut-être qu'Allah voulait faire de lui un exemple prouvant que la noirceur de la peau et l'asservissement n'entamaient en rien la grandeur de l'âme et la dignité d'un croyant qui plaçait sa confiance en son Créateur et s'attachait inlassablement à ses droits.
Par son attitude, Bilâl donnait une véritable leçon à ses contemporains ainsi qu'à tous les Hommes qui allaient venir après lui. Il démontrait que la liberté de conscience et la liberté d'opinion n'étaient pas à monnayer et n'avaient pas de prix.
Tel est le sens profond de la liberté. Bilâl avait compris qu'en se soumettant à son Créateur et non à ses maîtres, il gagnerait véritablement sa liberté. Il était emporté par la force de ses convictions qu'il avait acquise grâce à l'enseignement coranique et prophétique.
Le changement dans une société ne peut se réaliser qu'avec des hommes de convictions, prêts à y laisser la vie et ne pouvant être influencé ni par le pouvoir ni par l'argent.
Pour punir Bilâl, les notables des Banî Jumah le faisaient sortir chaque jour, sous le soleil du midi, pour le jeter nu sur le sable brûlant. Ils le plaquaient ensuite au sol sur des cailloux aussi chauds que de la braise puis le laissaient souffrir sous le poids insupportable d'un rocher brûlant qu'ils transportaient à plusieurs.
Cette torture était répétée tous les jours au point que certains parmi les bourreaux ressentirent de la compassion et lui proposèrent de le libérer s'il disait ne serait-ce qu'un mot élogieux en faveur de leurs divinités. Un mot leur suffisait pour qu'ils n'aient pas à supporter les critiques des Quraychites.
En effet, ces derniers n'hésiteraient pas à faire courir le bruit que les notables des Banî Jumah avaient subi une défaite humiliante et qu'ils avaient fini par céder devant la volonté inébranlable de leur esclave.
Mais ce fut peine perdue, Bilâl ne prononça pas un seul mot. Il aurait pu leur faire plaisir afin de sauver sa vie, sans que cela ne nuise à sa foi où à ses convictions. Mais au lieu de cela, il se mit à chantonner ces paroles éternelles : " Ahad, Ahad [Unique, Unique] ". Ses tortionnaires lui dirent : " Répète ce que nous disons ". Bilâl leur rétorqua avec un ton moqueur : " Je ne saurais le dire ".
Les jours se répétaient pour Bilâl. Il passait chaque journée sous la chaleur ardente du soleil et en fin d'après midi, les notables des Banî Jumah nouaient une corde autour de son coup et invitaient les enfants à le traîner dans les montagnes et les ruelles de la cité. C'est ainsi que se déroulait le quotidien de Bilâl qui acceptait son destin avec endurance et dignité.
Il ne cessait de chantonner en cas de coup dur : " Ahad, Ahad [Unique, Unique] ". Ses bourreaux lui rendaient aussi visite une fois la nuit tombée et lui disaient : " Demain, dis du bien de nos divinités. Dis que tes seigneurs sont Al Lât et Al Uzza afin que nous en terminions avec toi. Nous sommes fatigués de te châtier ".
A chaque fois, Bilâl rejetait sereinement ce marchandage par la reprise de son chant. En entendant ces mots, Umayya Ibn Khalaf s'emportait et explosait de rage. Il disait : " Par Al Lât et Al Uzza ", je vais faire de toi un exemple pour les esclaves et les maîtres de la cité ".
Absorbé par la certitude de sa foi, Bilâl continuait de répéter tel un saint : " Ahad, Ahad [Unique, Unique].